Il s'agit d'une expérimentation. J'ai d'abord demandé à trois AI (Deepseek, Chatgpt, Mistral AI) de me fournir 2 versions chacune de la traduction de mon poème original "Je marche seul" tiré de mon recueil "Sur l'encre noire de la mer". Ensuite, parmi ces 6 versions, vers par vers, parfois mot par mot, j'ai composé une version anglaise qui me convenait. Puis j'ai repassé cette version bêta au filtre des trois AI en leur demandant cette fois d'améliorer la version anglaise de mon poème. Et j'ai encore fait des choix, y compris qui ne m'étaient pas proposés Je revendique la paternité de la version anglaise du texte dont j'assume comme pour la version française les trouvailles comme les insuffisances. Un seul fil conducteur : du son, du sens, du rythme. Je dois préciser que si je prétends être l'auteur final de la traduction, je n'aurais su l'être sans l'aide et la confrontation procurés par l'AI qui m'a bousculé. Enfin et là, il ne s'agit que d'un amusement : j'ai confié bêtement à un générateur de chansons le texte en lui donnant comme instructions: slow blues, with acoustic guitar and double-bass. Here is the song !
I WALK ALONE
I walk alone
Deaf town
Among silhouettes
Scattered fruits on the ground
At 16
Full of adolescent fury
The storm dries in my throat
O city mine
I think i love her
I offer her my chains
I search for meaning
In the street
I hear the cries
echoes in the ghetto of sun
I walk through the town besieged
By memories of squares
They whisper of a people
Who wrote the blood of fish
On the face of the winds
When the heat gathers
Around the chattering fountains
Noon falls asleep
A ruin beneath the night
The mistral undresses the seagulls
The red neon of starfish girls
Offering gold of bauxites mines
Traffic, night and journey
At the end of salt and sleep
I roll in my nomadic time
Bloody roots exposed
Meet you
With a sad sail
Into the depths of your eyes
Is a country nothing but
Women in mourning
Empty shells of pain ?
In the quarters of the world
The sun plants its totem
Clothes at the window
Bulls of blood
Black Madonnas
Mingling skins languages arabesques
In the minty streets
I walk down to the gypsy guitar of the harbor
The guitar of blind Barcelona
The satellite guitar pregnant with the third world
The guitar with crocodiles
The guitar of barbiturates
Naked guitar under the porches
O my city you dress in boats
Umbrella pines aloes the sea
Darboukas fifes lutes mandolins bouzoukis
The sea
Between each finger of the hand
Je marche seul à seul
Je marche seul à seul
ville sourde
parmi les silhouettes
les fruits répandus
à 16 ans
plein de fureur adolescente
L’orage sèche dans ma gorge
Ô ma ville
Je crois l’aimer
Je lui tends mes chaînes
Je cherche mes mots
dans la rue
J’entends les cris
dans le ghetto du soleil
Je marche
ville assiégée par la mémoire des places
Elles me parlent d’un peuple
qui écrivait le sang des pieuvres
au frontispice des vents
Quand la chaleur se rassemble
autour des fontaines bavardes
midi s’endort
une ruine dans la lumière
Le mistral déshabille les mouettes
le néon bleu des filles étoiles de mer
à s’offrir l’or des bauxites
le trafic la nuit le voyage
au bout du sel
et du sommeil
Je roule dans mon temps nomade
racines sanglantes à l’air
vous croise un voilier triste
au fond des yeux
murènes phares
autoroutes sur les vagues
hommes grenouilles
réfugiés dans le gulf stream de la vie
Un pays
n’est ce qu’une femme en deuil ?
un coquillage de souffrance vide ?
Dans les quartiers du monde
le soleil plante son totem
linge aux fenêtres
taureaux de sang
vierges noires
mêlent peaux langues arabesques
dans les rues à la menthe
Je descends vers la guitare gitane du port
la guitare de Barcelone aveugle de naissance
la guitare satellite enceinte du tiers monde
la guitare aux fleuves crocodiles
la guitare des barbituriques
la guitare nue sous les porches
Ô ma Ville
Tu t’habilles de bateaux
Pins parasols aloès la mer
Darbouka fifres luths mandoles bouzoukis
la mer
entre chaque doigt
de la main
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