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Nationalité : France 
Né(e) à : Marmande , 1889
Mort(e) à : Saint-Pé-sur Nivelle , 1941
Biographie : 

Pseudonyme de Philippe Huc., poète français, ami et émule de Toulet
Il fit ses études dans différentes villes de province, Montauban, Bayonne, Toulouse, Agen, où il rencontra Francis Carco et Robert de la Vaissière en 1906.
En 1922 il rassembla la plupart de ses poèmes sous le titre "La Verdure dorée". Il y cultive l'ironie sentimentale, la nonchalance avec une fantaisie un peu appuyée.
De 1927 à 1929 il tint une rubrique hebdomadaire au Figaro et obtint en 1938 le Grand Prix de littérature de l'Académie française.
Outre son oeuvre poétique, Derème écrivit un livre pour enfant "Patachou petit garçon" et des textes de prose mêlée de vers, où il aborde divers problèmes d'écriture poétique et de métrique: Le Violon des muses, L'escargot bleu, Le Poisson rouge, L'Onagre orangé, La tortue indigo, La Libellule violette, etc. 
 

 

Fondée par Francis Carco, Tristan Derème et Robert de la Vaissière, (Claudien), l'école fantaisiste reconnut pour maître Paul-Jean Toulet, mais Villon, Saint-Amant ou Verlaine furent aussi ses modèles. Les oeuvres essentielles de ces poètes parurent au beau temps d'Apollinaire et de Cendrars, dans les années qui précédèrent la Première Guerre mondiale. C'est incontestablement Maurice Rat qui a le mieux su définir leur sensibilité: "La fantaisie,... c'est d'être, tour à tour et parfois en même temps, narquois et tendre, grave et léger, joyeux et triste. C'est d'enchanter, en le chantant, son mal. C'est de cueillir les roses en sachant qu'elles se fanent, et d'en faire une guirlande pour les nouer au ciel gris. La fantaisie, c'est quand on est La Fontaine, d'aller de fleur en fleur, et de goûter, papillon, jusqu'aux sombres calices; c'est, abeille de l'Hymette, comme le Grec Moréas, de composer du miel avec sa cendre; c'est, comme Derème, de fleurir la route où est passée une humaine douleur."
Sources : Decitre

« Je vous écris de mon petit coin béarnais, où le soleil joue dans les feuilles de septembre. Les figues continuent de mûrir et les troènes sont en fleurs. La haie est couverte de mûres et, le matin, ce sont les oiseaux qui nous éveillent. » décrit-il ainsi dans Patachou (1929), roman qui garnira longtemps les pupitres d'écoliers français.

 

C'est dans cette paisible demeure campagnarde de Saint-Pée, loin du tumulte parisien, que Philippe Huc, de son vrai nom, aimait à se ressourcer lorsqu'il prenait quelques vacances. Et là encore que l'homme de lettres rendra l'âme, dans les bras de sa mère en 1941, après qu'une angine de poitrine l'avait gardé deux mois alité à Saint-Pée.

Le poète « fantaisiste » Tristan Derème menait en effet une vie parisienne qu'il ponctuait régulièrement de séjours dans le Haut-Béarn. De ces visites épisodiques, les anciens ont pu témoigner, lors du centenaire de sa naissance, en 1989, que le « Monsieur », aimait à se promener dans les bois et les champs de Saint-Pée, vêtu simplement « d'un costume marron, d'une chemise à carreaux sans cravate et coiffé d'un béret » (1).

Le poète qui a donné son nom au collège public d'Oloron-Sainte-Marie trouvait une source d'inspiration inépuisable dans la nature. « S'il ne cite pas nommément les lieux dans ses textes, il fait beaucoup allusion aux montagnes, à l'eau, aux plantes d'ici... », explique Jean Cauhapé, ancien principal adjoint du collège et ex-président de l'association patrimoniale Trait d'Union d'Oloron.

« Il se promenait souvent le long du Vert et se rendait à pied au marché d'Oloron. À l'époque (Ndlr, la première moitié du siècle dernier), on ne trouvait quasiment aucune construction entre Saint-Pée et la cathédrale. Cette balade champêtre mettait Tristan Derème au contact des vaches, des maïs, des herbes et des oiseaux... »

« Connaissez-vous le Béarn ? » écrit-il encore dans Patachou. « C'est une province charmante où les ruisseaux sont pleins de truites, à l'ombre des noisetiers. Les lièvres qui galopent traversent les haies, les rouges-gorges chantent dans les cerisiers ; aux fenêtres, on fait sécher au soleil des piments rouges ; et dans la cuisine, des jambons pendus au plafond se balancent à l'air tiède dès qu'on ouvre la porte. »

Ces extraits de roman en prose ne reflètent pas tellement le « courant fantaisiste » dont Tristan Derème fut l'un des fondateurs dans les années 1910. Une petite nébuleuse de poètes à laquelle était associé l'autre Béarnais Jean-Paul Toulet, ainsi que Francis Carco, entre autres poètes. Un style que, sur le fond, Derème décrivait ainsi : « Donner volontairement à sourire des sentiments graves » ou « un zeste de moquerie, voire de sarcasme, par rapport à soi-même ».

Dans la forme, le style fantaisiste restait fort attaché aux rimes, mais coupait les vers de façon assez inattendue. Cependant, le mouvement ne fleurira pas tellement, enseveli par la Première Guerre Mondiale puis dépassé par l'ampleur du mouvement surréaliste.

Ce qui n'empêcha pas à l'escargot bleu - Tristan Derème signait ses écrits d'un petit dessin de bête à corne, symbole de son introspection - de poursuivre son chemin à travers vers. Et de donner son nom à un concours de poésie lancé en 1990, mais aujourd'hui éteint.

 

Source : La république des Pyrénées

Tristan Derème, poète fantaisiste (entre autres)
Tristan Derème, poète fantaisiste (entre autres)
Tristan Derème, poète fantaisiste (entre autres)
Tristan Derème, poète fantaisiste (entre autres)
Tristan Derème, poète fantaisiste (entre autres)
Tristan Derème, poète fantaisiste (entre autres)
Tag(s) : #Livres de poésie, #Ecole fantaisiste, #Béarn, #Oloron
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