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Photo 1 : C Gorelli, B Gueit, JP Klee devant le château de Courtanvaux. Photo 2 : B Gueit devant la cheminée du château
Photo 1 : C Gorelli, B Gueit, JP Klee devant le château de Courtanvaux. Photo 2 : B Gueit devant la cheminée du château

Photo 1 : C Gorelli, B Gueit, JP Klee devant le château de Courtanvaux. Photo 2 : B Gueit devant la cheminée du château

 

J’avais lu quelques poèmes de Jean-Paul Klee en revue (sans doute Poésie 1) et sa générosité avait fait mouche. Je le rangeais du côté de Biga, de ces poètes, qui faisaient feu de tout bois, ramassant dans le quotidien tout le matériau  nécessaire à recomposer leur mythologie. C’est une poésie où on voit des filles passer en solex, du fromage râpé qui a du mal à se faire ravoir, du besoin urgent d’aller tirer 100 balles à quelqu’un, mais où il est aussi question  de cathédrales, de neige bleue, de silence, et de terreur indissociable de l’enfance.

 

J’aimais j’aime cette poésie parce qu’elle parle notre langue quand nous pensons tout seuls, que nous maugréons, vitupérons, blasphémons contre le désordre de ce monde si puissant, si établi. Petites fourmis que nous sommes, dans le grand univers, que pourrions nous bien faire d’autre qu’essayer de crier,  toujours un peu plus fort, pour nous rassurer  et donner un sens à nos vies.

 

Jean Paul Klee, je l’avais rencontré avec Parole, quand le 2 septembre 1985, à l’occasion d’une de ces journée du patrimoine, nous avions donné un récital au Château de Courtanvaux, dans la Sarthe. Ce lieu n’était pas un hasard. Jean Paul Klee avait séjourné de nombreux étés dans ce château quand il était encore la propriété de la famille de Montesquiou-Fezensac. Il y avait écrit L’Eté L’Eternité, publié chez Chambelland.

 

Plus tard, nous eûmes des nouvelles inquiétantes de lui. Il s’était lancé, très seul, dans un combat acharné contre les « CES Pailleron », de sinistre mémoire. Sa radicalité, son extrême engagement lui valurent d’être radié de l’éducation nationale, de faire 18 jours de prison et sans doute d’épuiser un peu de sa santé mentale.

Mais tel un phénix, il nous revient (si tant est d’ailleurs qu’il eût disparu, sa relative discrétion en matière de publication n’ayant d’égale que son exceptionnelle profusion d’écrits en tous genres), il nous revient et l’édition qui jusqu’à présent n’avait pas voulu accompagner son œuvre répare cette erreur grâce à l’énergie de Cécile Ordatchenko, la directrice des éditions des Vanneaux qui a signé pour éditer en cahiers les  8 à 9000 pages que JPK a consacrées depuis 2000 à son amitié pour Olivier Larizza.

 

C’est beau, tout simplement

Il faut le lire.

 

JEAN-PAUL KLEE

bonheurs d’olivier larizza
Editions des Vanneaux
Cahiers Jean-Paul Klee n° 1
ISBN : 978-2-916071-67-1

 

BG 18/07/2011

 

 

Tag(s) : #Klee
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