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Biographie de Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
1880    Naissance de Guillaume Apollinaris de Kostrowitzky à Rome le 26 Août 1880. Sa mère Angelica Kostrowitzky, une jeune polonaise, aura en 1882 un autre garçon, Albert, avec l'officier italien Francesco Fulgi d'Aspremont. Mais celui ci ne reconnaît pas ses deux enfants.
1885    Francesco Fulgi d'Aspremont abandonne Angelica Kostrowitzky. Celle-ci s'installe alors avec Guillaume et Albert dans la principauté de Monaco.
1890    Brillantes études de Guillaume Apollinaris de Kostrowitzky au lycée Saint-Charles de Monaco. Guillaume s'initie aux mythes antiques, et aux légendes médiévales.
1897    Guillaume est lycéen à Nice. Echec au baccalauréat. Composition de ses premiers poèmes.
1899    Angelica Kostrowitzky et ses deux enfants s'installent à Paris. Les débuts sont difficiles. Guillaume envoie poèmes et contes à des revues. Celles-ci les refusent.
1901    Guillaume part en Allemagne comme précepteur de français auprès de la fille de la vicomtesse de Milhau. Il tombe amoureux d'Annie Playden, la jeune gouvernante anglaise. Il découvre les légendes et paysages rhénans 
Il publie trois poèmes , signés Wilhem de Kostrowitzky
1902    Annie Playden, effrayée par la fougue de Guillaume Apollinaire finit par le rejeter. En Août 1902 il rentre à Paris . Il publie l'Hérésiaque dans la revue Blanche et signe pour la première fois Guillaume Apollinaire
1903    Il tient une rubrique dans la revue d'art dramatique. 
En Novembre 1903 et en mai 1904 il part à Londres pour revoir Annie Playden, mais en vain
1904    Il devient l'ami de Picasso et de Max Jacob. Cette rencontre permettra l'élaboration d'une théorie artistique nouvelle, le cubisme qui privilégie l'inspiration abstraite et géométrique au détriment de la représentation du réel
1907    Il rencontre grâce à Picasso, Marie Laurencin . Il en tombe amoureux  et aura avec elle une liaison passionnée jusqu'en 1912.
1909    Publication en novembre 1909 de l'Enchanteur pourrissant , illustré par Derain
1912    Marie Laurencin quitte Guillaume Apollinaire, ne supportant plus sa jalousie maladive
1913    Il s'installe Boulevard Saint-Germain, donne des conférences sur le cubisme.
Parution du Volume d'Alcools
1914    Au début de la guerre, il fait une demande, en tant que citoyen russe, pour être incorporé dans l'armée française. Il sera finalement affecté en décembre 1914 dans l'artillerie. Entre-temps, il tombe amoureux en septembre 1914 de Louise de Coligny-Chatillon surnommée Lou. Mais la jeune femme rompt rapidement cette liaison.
1915    Dans un train, il rencontre Madeleine Pagès avec qui il se fiancera 
Parution du Poète assassiné
1916    En mars il est blessé à la tête par un éclat d'obus et est trépané. Il passera la fin de la guerre à Paris. Il rompt ses fiançailles avec Madeleine
1917    Il termine un roman, La femme Assise et prépare un recueil de poèmes : Calligrammes
1918    Le 15 avril, publication de Calligrammes. 
Le 2 mai, il épouse Jacqueline Kolb. 
Le 9 novembre 1918, il meurt à trente-huit ans , d'une grippe espagnole. Dans les rues, les parisiens célèbrent la fin de la guerre.

Sources : à la lettre.com

Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, dit Guillaume Apollinaire

Allen Ginsberg – Au tombeau d’Apollinaire (1958)

Ici à Paris je suis ton invité chère ombre amicale
La main absente de Max Jacob
Le jeune Picasso m’apportant un tube de Méditerranée
Moi-même assistant au banquet rouge et vieux de Rousseau
J’ai mangé son violon
Merveilleuses fêtes au Bateau-Lavoir qui n’ont jamais été mentionnées
Dans les livres scolaires d’Algérie
Tzara au bois de Boulogne expliquant l’alchimie des coucous
mitrailleurs
Il pleure en me traduisant en suédois
Elégant cravate mauve et pantalon noir
Une douce et tendre barbe émerge de son visage comme la
Mousse tapissant les murs de l’Anarchie
Il parlait interminablement de ses querelles avec André Breton
Un jour il l’aida à retailler sa moustache dorée
Le vieux Blaise Cendrars m’a reçu dans son cabinet de travail
Et à voix basse me parle de l’immense Sibérie
Jacques Vaché me pria d’examiner sa terrible collection de pistolets
Pauvre Cocteau attristé parle du merveilleux Radiguet d’antan
A sa dernière pensée je me suis évanoui
Rigaut avec une lettre d’introduction à la Mort
Et Gide vanta le téléphone et d’autres remarquables inventions
En principe nous étions d’accord bien qu’il baratinât sur
Le linge de corps mauve
Malgré cela il but au goulot de l’herbe de Whitman intrigué
Par les amants qui se nomment Colorado
Princes d’Amérique arrivant les bras chargés de shrapnels et
De base-ball
Oh Guillaume le monde si facile à combattre semblait si facile
Savais-tu que les grands classiques politiques envahiraient
Montparnasse
Sans un seul brin de laurier prophétique pour verdir leurs
fronts
aucune pulsation verte dans leurs oreillers aucune feuille ne
reste de leurs guerres – Maïakovski est arrivé et s’est révolté…

*

At Apollinaire’s Grave

Here in Paris I am your guest O friendly shade
the absent hand of Max Jacob
Picasso in youth bearing me a tube of Mediterranean
myself attending Rousseau’s old red banquet I ate his violin
great party at the Bateau Lavoir not mentioned in the textbooks of
Algeria
Tzara in the Bois de Boulogne explaining the alchemy of the
machineguns of the cuckoos
he weeps translating me into Swedish
well dressed in a violet tie and black pants
a sweet purple beard which emerged from his face like the moss hanging
from the walls of Anarchism
he spoke endlessly of his quarrels with André Breton
whom he had helped one day trim his golden mustache
old Blaise Cendrars received me into his study and spoke wearily of the
enormous length of Siberia
Jacques Vaché invited me to inspect his terrible collection of pistols
poor Cocteau saddened by the once marvelous Radiguet at his last
thought I fainted
Rigaut with a letter of introduction to Death
and Gide praised the telephone and other remarkable inventions
we agreed in principle though he gossiped of lavender underwear
but for all that he drank deeply of the grass of Whitman and was
intrigued by all lovers named Colorado
princes of America arriving with their armfuls of shrapnel and baseball
Oh Guillaume the world so easy to fight seemed so easy
did you know the great political classicists would invade Montparnasse
with not one sprig of prophetic laurel to green their foreheads
not one pulse of green in their pillows no leaf left from their wars—
Mayakovsky arrived and revolted

***

Tag(s) : #armistice, #Guerre 14-18
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