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"Lignes d'écritures, voix hautes de mots."

Ateliers et Chantiers de Nantes - Salle Jorj Morin
2 bis Boulevard Léon Bureau, Nantes

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Sur les lignes du poème, les mots viennent se fixer. Comme des notes sur la partition. On parle volontiers du chant du poète. La musique de ce chant est source et fin des mots. Et le poète peut chanter sans ouvrir la bouche, son mime prononce à voix d'âme et de chair ce qui n'appartient qu'à lui et qui va se donner à tous. Ainsi viennent à nous ces poètes pour ces nouveaux rendez-vous d'hiver. Beaucoup de lumière, d'attente dans quel désert, de quête de la présence humaine, beaucoup de questionnement jusque dans la pierre des temps, comme ils nous y invitent. Car celle, celui, qui écoute le poème, porte aussi le souffle de chaque mot, à basse ou haute voix. Il est le complice d'heureux hasard de la langue réinventée. (é. s.)

Mardi 10 février 2015 à 14h30

Paul Couëdel
Né en 1954 à Bouvron (Loire-Atlantique). Après avoir suivi toutes ses études à Nantes, il est devenu professeur de Lettres. Il a volontairement attendu 1995 pour commencer à publier. Il se passionne aussi pour les Arts Plastiques et a participé à des expositions de peintures et de photographies. Pour Paul Couëdel, la poésie se tourne vers le ténu, le pas grand-chose. Elle réside dans « le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien » (Jankélévitch). Dans ses « Propos sur la poésie » (revue Signes n° 25, en 2005) il écrivait : « Le poème ne commence à parler que lorsque le poète se tait. Il ne fleurit que dans le silence intérieur. La poésie abolit le vide, pour mieux en créer un autre puisque le poème est le réceptacle empli d'une éternité inconsolable. »
Bibliographie : De Bleu et de Sienne (éd. Du Petit Véhicule, 1995), Mise à jour (éd. Du Petit Véhicule, 1996), Flaques (éd. Du Petit Véhicule, 2000), En sourdine (éd. Du Petit Véhicule, 2002), De Bric et de Broc (éd. Du Petit Véhicule, 2003), L'air de rien (éd. Du Petit Véhicule, 2007), Du sable entre les doigts (éd. Du Petit Pavé, 2011).

Ghislaine Le Dizès
Née malvoyante, a récupéré la vue grâce à sa passion de la lecture et de l'écriture. Bourse au mérite de la Région Languedoc-Roussillon pour un roman historique sur les enfants abandonnés (18è - 21è siècles), La saga de la Renarde, bourse du Centre National du Livre pour un travail poétique sur la correspondance entre Gœthe et Bettina von Arnim, Une maîtresse dans le château de Gœthe. Son écriture connaît une métamorphose radicale lorsqu'elle entre en choc et résonnance avec la poésie arabe et méditerranéenne contemporaine. Passeuse en littérature, lectrice et conférencière, a organisé deux années de suite un off dans le cadre des Voix de la Méditerranée de Lodève, et reçoit depuis 2014 des auteurs, revues et éditeurs à l'Université Populaire Albert Jacquart (UPAJ) près d'Angers. Elle a l'habitude de dire qu'elle a écrit avant de savoir parler. Comme elle a parlé avant de savoir marcher (équation) : écrire est sa manière de se tenir debout et d'avancer dans ce monde. Prix des Écrivains Méditerranéens Elle et moi, la Baleine, nouvelle (éd. Souffles 2004). Prix de poésie de la ville de Béziers 2006 La dernière des Bédouines.
Bibliographie : Toutes sortes de Ponts (Gros Textes, 2008). Publiée dans une douzaine de revues dont l'Atelier de l'Agneau (Chroniques Errantes, L'Intranquille), N4728, Écrits du Nord, Harfang, Bacchanales (revue de la Maison de Poésie Rhône-Alpes), et tout récemment Dissonances (automne 2014), ainsi qu'en anthologies : (Spered Gouez 2009 Femmes en littérature), et Poètes en Pays Cœur d'Hérault 2011.


Bernard Gueit
Sa confiance envers la poésie, capable de changer la vie, le monde et la conscience des hommes, Bernard Gueit la propose dans son écriture et les lectures auxquelles il participe. Il aime aussi rendre hommage à des poètes comme ce spectacle autour de Marina Tsvetaïeva que les Gueit ont créé chez eux en 2013. Ainsi depuis ses poèmes publiés dans Chorus (F. Venaille) en 1970 jusqu'à ceux des cahiers de la rue Ventura, en passant par la revue Parole au Mans, les Parolades à Marseille, un blog, des vidéos sur YouTube, les rencontres, il partage cette confiance en l'homme et sa parole poétique.
Poèmes en revue/anthologies (Chorus, Parole, Poésie 1, vagabondages, les cahiers de la rue Ventura, Donner à Voir...).
Lauréat du forum de l'écriture d'Angers pour « Ils dorment debout à haute-voix » (TraumFabrik), CD « Iliade » : parolade méditerranéenne enregistrée à l'île de Planier.

Mercredi 11 février 2015 à 14h30

Christian Bulting
Né en 1953 à Guérande. Il vit à Orvault près de Nantes. En 1979, il fonde la revue et les éditions « A contre-silence » (54 publications entre 1979 et 2000). Il participe à différentes institutions poétiques : la Demeure de René Guy Cadou (président de 1992 à 1994), la Maison de la poésie de Nantes (secrétaire de 2001 à 2004). Il a publié 20 livres. Il a reçu en 2011 le prix de poésie de l'Académie de Bretagne et des Pays de la Loire pour l'ensemble de son œuvre. En 2013 le prix littéraire de l'audiolecture pour « Madeleines » (récits).
Dernières publications : Ceci n'est pas un livre ( Gros Textes - 2003 ), La poévie de Daniel Biga (anthologie, éd. Gros Textes, 2006 ), Avec ton corps (éd. Du Petit véhicule, 2006 ), Vieux bluesmen
(éd. Gros Textes, 2007), L'homme qui faisait parler les choses (postface - conte-portrait - à « Humour blanc et autres fabliettes » - Guillevic, éd. Seghers, 2008 ),Un jour d'exercice sur la terre (éd. Gros Textes, 2011), Nul amer ne brise la lumière (sur des photographies d'Yveline Etienne, éd. Soc et Foc, 2011), Je retire le saphir (avec des collages de Ghislaine Lejard - L3v - 2013), Les Zanars (éd. Du Petit Véhicule, 2014).

Rémi Deroure (accompagné par Pascal Lefeuvre, guitare)
La pierre, le bloc, le sculpteur. Le poète.
« La dureté, la résistance des roches; une lutte de taille à mener : celle du geste et de l'idée. Associés à l'outil, la pierre toujours originale, le bloc souvent bien mesuré, laissent un grand intervalle de liberté aux évolutions progressives apprivoisées par le sculpteur pour parvenir par transformisme à la statue définitive. Vers son achèvement, sa libération. Cela dès ce trop de volume qu'il lui faut retirer et pas davantage.
Les réalisations sont anthropomorphes, des têtes , des corps qui sont autant de représentations de ces infinies possibilités d'agir sur le minéral afin d'aboutir au final a une esthétique qui se doit d'être, autant que possible comme un témoignage contraire de ce qu'est la réalité d'un visage vivant : une immense
sensibilité une immense vulnérabilité.
Les statues visages dégagées de la pierre évoquent cet antagonisme d'un représenté solide et fier d'avec ce que nous portons tous et offrons aux autres soit la fragilité d'un regard toujours tout original caractéristique de l'humain. »
Quelques publications : L'amertume des anges (éd . Amalthée, 2006), Naissances (éd. TheBookEdition)...

Piero De La Luna
Né en 1960 à Tours. On le dit dans la lune depuis sa plus tendre enfance. Il commence par jouer avec les mots et les apprivoise en empruntant les chemins de la poésie. Ses premiers écrits seront publiés, comme un cri d'une déchirure, à la Pensée Universelle, sous le titre "Là où le ciel commence" en 1983. Erreur de jeunesse plus ou moins mal vécue. Le poème est dans la vie, la rue, sur la rive, la scène! Des animations radiophoniques, du théâtre, des lectures en solo ou accompagnées par des musiciens, des animations poétiques autour d'oeuvres picturales ou photographiques donneront de la vie aux émotions sur lesquelles il a jeté l'encre.
Son ami Patricio Rojas san Martin, poète d'origine chilienne, dit de lui qu'il peut cueillir les pâquerettes au lasso sans les abîmer. Luc Vidal, dans la préface de "Rêves avérés", recueil paru aux Éditions du Petit Véhicule en 2010, nous dit : "D'un poème à l'autre, une impression souveraine de légèreté, de justesse et de liberté se dégage de leur lecture. C'est l'espérance de vivre qui est saisie à fleur de regard. Ce livre est celui d'un poète libre. Il vit en mot. Il porte en lui ce bonheur d'être au monde."

Jeudi 12 février 2015 à 14h30

Récital de poésie : « Arthur Rimbaud, 1871 », par Eliane Hervé et Eric Simon (voix et guitare).
1871, c'est « l'année terrible » de Victor Hugo. Dans la vie et l'œuvre si brèves de Arthur Rimbaud, c'est une année d'extrême accélération, d'intensité créatrice et visionnaire. La Commune, bien sûr, mais aussi le basculement vers la poésie qu'il définit comme « objective », en mouvement recommencée, avant d'être abandonnée et reprise sous d'autres formes imprévisibles, puis l'arrivée à Paris et ses fatales déconvenues, la rencontre avec Verlaine, le Bateau ivre, etc... Ce spectacle fera donc entendre les poèmes de Rimbaud tels que, avant, pendant et après cette période, ils cristallisent dans un temps de vertige et de heurts la constance rarement atteinte d'une ferveur créatrice qui laisse en suspens l'affirmation de son propre silence

B Gueit; Sculpture de Rémi Deroure
B Gueit; Sculpture de Rémi Deroure

B Gueit; Sculpture de Rémi Deroure

Deux des poèmes dits à Nantes sur un tube de Vivaldi.

Tag(s) : #Vidéo, #Poème

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