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Peu de relations jusqu'à ce jour avec ce poète, si ce n'est :
-un livre des "selected poems" offert par ma fille, pour (sic)  "entretenir mon anglais" que je reprends de temps à autre
-le fait que Sylvia Plath ait vécu à sa toute fin de vie au 23 Fitzroy Road dans le quartier de Primrose Hill, à Londres, immeuble dans lequel Yeats avait lui-même habité.


 

William Butler Yeats est un poète et dramaturge irlandais, né en juin 1865 en Irlande, et mort en janvier 1939 en France. Il est l'un des instigateurs du renouveau de la littérature irlandaise.
Ses premières œuvres aspiraient au romantique, mais la quarantaine venant, inspiré par sa relation avec les poètes modernistes, et en lien avec son implication dans le nationalisme irlandais, il évolue vers un style moderne sans concession.
La poésie de Yeats au début est largement imprégnée de mythes et de folklore irlandais mais aussi de la diction des vers pré-raphaélites. Puis, fortement influencé par le théâtre Nô, Yeats traduit cette influence dans son style littéraire.
En 1896, il est présenté à Lady Gregory, qui encourage son nationalisme, et le persuade de continuer à écrire des pièces de théâtre. Bien qu'influencé par le Symbolisme français, Yeats se concentre sur des textes d'inspiration irlandaise. Avec Lady Gregory, ainsi que d'autres écrivains, il fonde le mouvement littéraire connu sous le nom de « Irish Literary Revival ».
C’est avec ce groupe en 1904, qu’il ouvre l'Abbey Theatre à Dublin, théâtre dont il continuera à s'occuper jusqu'à sa mort, à la fois comme membre du comité de direction et comme dramaturge.
William Butler Yeats reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923.

Source : France Musique

William Butler Yeats

Yeats, William Butler (1865-1939). Dans un essai qui a fait date (The Poetry of W.B. Yeats, 1941), Louis MacNeice déclare que toute anthologie de la poésie, non seulement irlandaise, mais anglophone, devrait contenir au moins soixante poèmes de Yeats. Il est difficile de ne pas lui donner raison, tant la stature du plus grand poète de l’histoire de la littérature irlandaise ne cesse de croître avec le temps. Il est même juste de dire que tous les poètes irlandais nés entre 1900 et 1950 ont été contraints de se définir par rapport à lui, que ce soit pour se recommander de sa valeur fondatrice ou, comme l’a fait Kavanagh, pour critiquer sa conception de l’art comme cérémonie et sa définition de la joie tragique. Qu’ils soient ou non en accord avec le traditionalisme affiché de Yeats, son éloge de la coutume, son goût pour les spéculations ésotériques, tous ceux qui pratiquent et aiment la langue anglaise s’accordent à reconnaître en lui un poète aux images fulgurantes, un magicien du langage, créateur de vers et de strophes d’une densité et d’une musicalité inouïes, et c’est à ce titre, plus que par ses positions idéologiques, qu’il a exercé la plus grande influence. Le parti que nous avons pris dans le présent ouvrage consiste à lui accorder la place principale, sans tenter de donner une vue exhaustive d’une œuvre trop variée pour se laisser réduire à vingt-cinq poèmes ; d’excellentes anthologies existent, au premier rang desquelles figurent les Quarante-cinq poèmes de Yeats (collection Poésie-Gallimard) dont Yves Bonnefoy a donné une vision à la fois résolument personnelle et profondément compréhensive ; c’est seulement parce qu’il est très aisément accessible au lecteur que nous nous sommes retenus d’emprunter à ce volume quelques-uns de ses éléments. Citons encore – conçue dans un souci d’illustrer tous les aspects de l’œuvre qui n’est pas celui d’Yves Bonnefoy – la belle anthologie de notre collaborateur Jean Briat (éd. William Blake) qui restitue l’évolution d’ensemble de Yeats. Nous avons choisi de proposer autant de traductions inédites que possible, en privilégiant les textes de Yeats qui traduisent le mieux son rapport à l’Irlande, et en juxtaposant les poèmes de la jeunesse encore « romantique » et ceux de l’âge mûr, pour illustrer une caractéristique fondamentale de l’œuvre : sa prodigieuse capacité de renouvellement. Le plus grand poète irlandais est aussi celui, en effet, dont le parcours traduit la plus forte évolution : l’œuvre de Yeats reflète par ses enjeux tout le problème de l’invention d’une forme et d’un langage modernes à partir de l’héritage esthétique et idéologique du siècle précédent.

Sources : Editions Verdier

William Butler Yeats, poète
Tag(s) : #Poésie, #English verse, #Yeats

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